Julien Ricco – Botafarm Genetics : passionnés de cannabis, cultivez, ayez confiance !

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Bonjour et bienvenue sur Parlons Canna ! Dans cet épisode, préparez-vous à être épaté, car nous recevons Julien Ricco de Botafarm Genetics, qui réside en Californie depuis plus de 10 ans. Fort d’une expérience extrêmement riche dans l’univers du cannabis, tant dans sa culture que dans sa vente, Julien partagera avec nous ses connaissances approfondies. Nous allons explorer ce qui se passe aux États-Unis et comparer cela avec la situation en France. Bien sûr, le cannabis sera au cœur de nos discussions, mais nous aborderons également d’autres sujets, notamment l’entrepreneuriat. Attachez vos ceintures pour un épisode passionnant et captivant !

La passion de la culture et les débuts dans le monde du cannabis

Julien partage ses débuts dans le monde de la culture du cannabis. Il a commencé à s’y intéresser sérieusement il y a environ 20 ans, se lançant dans la culture en intérieur. Avant de se lancer, il a pris le temps de s’instruire pendant un an. À cette époque, l’accès à l’information était tout à fait différent de ce qu’il est aujourd’hui. Internet était payant à l’heure et quelques forums de pirates cultivaient secrètement. Ces forums rassemblaient des connaisseurs qui partageaient leurs savoirs.

Julien explique qu’il a pu trouver de nombreuses informations grâce à ces forums et a également acheté des livres sur la culture du cannabis qui étaient conçus de manière à contourner la législation française. Ces ouvrages offraient des instructions claires sur la culture de la plante, sans montrer de feuilles de cannabis pour éviter les problèmes légaux. Pendant cette période d’apprentissage de l’ordre d’une année, Julien s’est nourri de ces connaissances nouvellement acquises.

Étant passionné par le sujet, il a absorbé les informations comme une éponge, développant rapidement sa confiance en ses compétences. Cela lui a permis d’apprendre efficacement, même s’il admettait ne pas être particulièrement doué à l’école au départ.

Transition vers la vie professionnelle

À cette époque, Julien avait déjà atteint ses 20 ans et travaillait à l’usine. Il avait suivi des études pour devenir préparateur en pharmacie, mais il n’avait obtenu que la moitié des diplômes nécessaires. La monotonie de vendre des boîtes de doliprane l’a rapidement démotivé. À l’origine, il avait choisi cette formation pour pouvoir fabriquer des pommades, des poudres et d’autres produits, mais constatait que les préparateurs se cantonnaient souvent à la simple vente de médicaments.

Une fascination pour les psychédéliques et le début de la culture du cannabis

Julien admet que son intérêt pour la culture du cannabis était davantage motivé par l’aspect de manipuler les molécules, les substances et les effets psychotropes que cela pouvait engendrer chez les autres, plutôt que de simplement cultiver des plantes ordinaires.

Il avoue avoir toujours été fasciné par la psyché et les psychédéliques en particulier. C’est ainsi qu’il s’est lancé dans des recherches approfondies pendant un an avant de se lancer sérieusement. Avec un investissement initial de 500 euros, il a acheté un espace de 1 m² pour débuter son projet. À l’époque, il a découvert un site internet qui permettait de poser des questions aux breeders (producteurs de variétés de cannabis) pour choisir la variété idéale. Ce site utilisait un algorithme pour suggérer la meilleure variété en fonction des paramètres souhaités, comme le rendement, les arômes, l’utilisation en intérieur ou en extérieur, etc.

Il a finalement choisi la variété B52 du Nirvana, un mélange de Big Bud et Super Skunk, qui avait une belle structure et d’excellentes caractéristiques. Malheureusement, il a rencontré des difficultés au départ avec seulement une graine sur les dix achetées qui a réussi à survivre. Mais cette unique plante a prospéré et lui a donné une abondante récolte de buds.

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L’ascension et la renommée

Julien est tombé amoureux de la culture du cannabis et en a fait sa passion. Sa réputation a rapidement commencé à grandir lorsqu’il a produit une weed de qualité exceptionnelle. En 2006, alors qu’il était au sommet de son activité, il a malheureusement eu un accident et s’est blessé au pied.

Mais même avec une surface de culture limitée à un mètre carré, son talent pour produire de la marijuana de haute qualité a commencé à se répandre comme une traînée de poudre. Sa réputation a atteint le festival Garorock à Marmande, où il a été reconnu pour la qualité de sa weed, bien supérieure à ce qui pouvait être trouvé en Hollande à l’époque.

Julien était lui-même impressionné par la qualité de sa production et n’avait jamais fumé quelque chose d’aussi exceptionnel. Cela a été le début de sa reconnaissance et de sa renommée dans le monde de la culture du cannabis.

Le succès continu et la reconnaissance des pairs

Avec le temps, Julien s’est interrogé sur la chance du débutant qui aurait pu jouer un rôle dans ses débuts prometteurs. Il s’est demandé si c’était vraiment l’année de recherche et d’apprentissage qui avait porté ses fruits.

Il a été encouragé par ses amis qui étaient stupéfaits en voyant ses plantes exceptionnelles. Chaque fois qu’il a recommencé à cultiver, il a appliqué le même procédé avec des résultats toujours probants. Il a réalisé que l’apprentissage et la pratique continuels l’aidaient à progresser et à améliorer ses compétences.

Julien se souvient de ses années d’école où il était à la fois un mauvais élève et un bon élève, en fonction du professeur et de son intérêt pour la matière. Il constate que lorsqu’il est passionné par un sujet, il apprend naturellement et retient facilement les informations.

L’idée qui change tout

En 2006, après s’être blessé au pied, Julien a eu du mal à se déplacer pour aller chercher son matériel à Bordeaux, car il résidait à Libourne, à 30 kilomètres de distance. Lorsqu’il a eu l’idée d’ouvrir un grow shop (boutique spécialisée dans la culture du cannabis), tout a changé.

Il a commencé à envisager la possibilité d’ouvrir un grow shop dans son petit patelin, pensant qu’il y avait sûrement des passionnés de cannabis dans la région. Cette idée l’a enthousiasmé et, après mûre réflexion, il a finalement ouvert son propre grow shop.

Le succès inattendu et la confiance en soi

Julien a été agréablement surpris par le succès fulgurant de son grow shop dès le premier mois. Malgré les doutes et les avertissements de certaines personnes en France qui disent souvent que « ça ne marchera pas », il a fait preuve de courage et de confiance en lui-même.

Son grow shop a rapidement rencontré un franc succès, ce qui l’a conforté dans l’idée qu’il avait pris la bonne décision. Cette expérience lui a appris à faire confiance à son instinct et à persévérer dans ses projets.

Des débuts prometteurs dans le monde de l’entrepreneuriat

L’ouverture du grow shop a été un véritable succès pour Julien, bien que quelques clients confus se soient présentés en cherchant des produits pour les orchidées ou les tomates. Malgré ces incidents, l’entreprise a prospéré, et Julien a commencé à s’intéresser à la Californie, un lieu qui l’a toujours fasciné.

Un soir, lors d’une soirée avec ses amis, Julien, sous l’influence de psychédéliques, a eu l’idée de célébrer les 40 ans du festival de Woodstock, bien qu’en réalité, c’était seulement le 40e anniversaire. Cette idée lui a donné envie de se rendre aux États-Unis et de vivre cette expérience unique.

Un voyage qui change tout

Julien a pris une décision audacieuse et a finalement fait le voyage jusqu’à New York avec son frère, un ami, et deux de ses meilleures amies. Ils ont vécu une expérience mémorable en célébrant les 40 ans du festival de Woodstock.

Cependant, à son retour en France, Julien a traversé une période difficile marquée par une dépression. Il était obsédé par l’idée de revenir aux États-Unis pour y vivre et a investi tout son argent dans des voyages aux USA.

Rencontres déterminantes et nouvelles opportunités

Au cours de ses voyages, Julien a fait des rencontres qui allaient changer le cours de sa vie. Il a rencontré Marley, qui deviendra son ex-femme, et un contact sur le réseau Cannaweed, qui lui a proposé de cultiver du cannabis à Venice Beach, Los Angeles.

Ayant sympathisé avec ces nouvelles connaissances, Julien a commencé à faire régulièrement des allers-retours entre Bordeaux et Los Angeles pour développer leur projet de culture de cannabis dans un garage. C’était une collaboration à distance où ils partageaient les investissements à parts égales.

Les débuts de la culture à Los Angeles

En 2011, la culture du cannabis avait bien démarré dans le garage de Venice Beach. Julien a envoyé du matériel pour les installations, investissant des milliers de dollars dans cette aventure. Le garage était équipé de trois tentes de culture, et leur partenariat était en plein essor.

Ce tournant marquant dans la vie de Julien a jeté les bases de son avenir dans l’industrie du cannabis aux États-Unis, une expérience qui le marquera à jamais et le conduira vers de nouvelles opportunités et des projets passionnants.

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L’état du cannabis en Californie en 2011

En 2011, la législation entourant le cannabis en Californie était régie par la Proposition 215, également connue sous le nom de « Compassionate Use Program« . Cette proposition légalisait l’usage médical du cannabis dans l’État de Californie. Ainsi, les personnes souffrant de problèmes de santé pouvaient avoir accès à du cannabis médical pour soulager leurs symptômes.

Pour cultiver du cannabis à des fins médicales, il fallait avoir des patients qui bénéficiaient de ce traitement. Trouver des patients pouvait être réalisé de manière relativement simple. Des avocats spécialisés dans le domaine conseillaient aux cultivateurs potentiels de participer à des événements tels que les cannabis cups, où ils pouvaient offrir gratuitement du cannabis à des personnes en échange de leur signature. Ces signatures témoignaient que les patients avaient bien reçu du cannabis pour un usage médical.

En cas de problèmes légaux, les cultivateurs pouvaient se prévaloir de ces signatures et de la proposition 215 pour se défendre devant un juge. Cependant, il était important de noter que, techniquement, les personnes étrangères n’avaient pas le droit de cultiver du cannabis en Californie, même à des fins médicales.

Les défis pour les cultivateurs étrangers

Julien souligne que même s’il était dans un État où le cannabis était légal pour un usage médical, il était confronté à des contraintes en tant qu’étranger. Les lois fédérales régissant l’immigration interdisaient aux étrangers, y compris ceux venant de pays où le cannabis est légal, de consommer du cannabis aux États-Unis.

Lorsque Julien est arrivé en Californie, il était techniquement en infraction en cultivant du cannabis sans être citoyen américain. Les lois fédérales prenaient le pas sur les lois de l’État, ce qui signifiait que la culture et la consommation de cannabis restaient illégales au niveau fédéral.

Il souligne les risques associés à cette situation, car les infractions aux lois fédérales pouvaient entraîner l’interdiction de visas touristiques et d’autres visas non professionnels.

Devenir américain

Face aux complexités de la législation, Julien a pris la décision de rester en Californie et de devenir citoyen américain. Cette décision lui a permis de se conformer pleinement aux lois de l’État et d’être en mesure de poursuivre ses activités de culture de cannabis en toute légalité.

Son histoire est un exemple de la complexité juridique entourant le cannabis en Californie à cette époque. Sa détermination à s’adapter à son environnement et à devenir citoyen américain lui a permis de continuer à exercer sa passion et de s’épanouir dans l’industrie du cannabis aux États-Unis.

Une installation à 100% dans le business du cannabis

Julien a pu s’installer pleinement dans l’industrie du cannabis en Californie. Au début, Botafarm était au nom de son ex-femme, car en tant qu’étranger, il ne pouvait pas enregistrer une entreprise à son nom.

Cependant, cela lui convenait parfaitement. Il avait développé un système de culture de cannabis qui lui permettait de financer ses voyages aux États-Unis tout en faisant prospérer son magasin en France.

La situation a changé lorsqu’il est tombé amoureux de Marley. Ils ont pris la décision de se marier pour faciliter leur vie ensemble, car Marley ne souhaitait pas vivre en France et ne voulait pas apprendre la langue.

L’essor du marché et les opportunités professionnelles

Les cultures de cannabis dans le garage de Venice Beach ont connu un grand succès. Ils ont démarché les dispensaires et vendu des plantes à des prix élevés. Ils ont été parmi les premiers à obtenir la célèbre variété Cookie, qui est rapidement devenue populaire dans le milieu.

Julien a également décroché un emploi dans un petit dispensaire appelé Venice Beach Car Center, grâce auquel il a pu entrer véritablement dans l’industrie du cannabis et travailler avec des professionnels du domaine.

Son travail consistait principalement à récolter et conditionner la weed dans des petits conteneurs de médicaments. Cependant, après un certain temps, cette routine l’a lassé et il a commencé à chercher de nouvelles opportunités.

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La magie de la créativité dans la culture du cannabis

Pour Julien, la créativité qui émane de la culture du cannabis est une expérience magique et transformative. Il compare cette découverte à voir le monde en couleur après avoir vécu dans un univers en noir et blanc.

Au début, son expérience avec le cannabis se limitait à des produits de basse qualité et de faible teneur en THC. Il ne connaissait que le haschisch et ignorait comment extraire le THC des fleurs de cannabis. Cependant, sa curiosité l’a poussé à explorer davantage les différentes variétés de fleurs et à découvrir les effets psychédéliques et euphorisants qu’elles pouvaient produire.

Il se souvient de la super Silver Haze, qui lui a procuré une expérience similaire à celle des champignons magiques, et des spacecakes à l’ultra haze de chez Greenhouse, qui lui ont offert un voyage psychédélique unique.

La quête de variétés adaptées

Julien a rapidement réalisé que toutes les variétés ne convenaient pas à son profil et à ses préférences. Certaines variétés pouvaient provoquer de l’anxiété et des effets indésirables. C’est ainsi qu’il a commencé à chercher des variétés qui lui apportaient une sensation de bien-être et de confiance en lui.

Il a entrepris de connaître chaque variété en profondeur, analysant leurs effets individuels et leurs propriétés. Cela lui a permis de choisir avec soin les variétés qui correspondaient le mieux à son expérience personnelle et à ses attentes.

La passion de la culture et de la compréhension

La passion de Julien pour la culture du cannabis ne se limite pas à l’aspect créatif, mais s’étend également à la compréhension des différentes variétés et de leurs effets sur le corps et l’esprit. Sa quête de variétés adaptées lui a permis de développer une connaissance approfondie du cannabis et de ses propriétés.

Cette passion l’a poussé à vouloir cultiver ces variétés par lui-même, car il souhaitait créer des expériences uniques et personnalisées. La culture du cannabis est devenue bien plus qu’un simple passe-temps pour Julien ; c’est devenu une véritable aventure dans laquelle il explore les multiples facettes de cette plante fascinante.

La découverte des effets différenciés des variétés de cannabis

Julien a remarqué que les différentes variétés de cannabis peuvent produire des effets très différents sur le corps et l’esprit. Pendant une période, il se limitait à fumer de l’indica, ce qui le rendait souvent fatigué et moins fonctionnel. Cependant, lorsqu’il a découvert les variétés sativa, il a été agréablement surpris par leur effet énergisant.

Il se souvient avoir fait essayer de la sativa à des amis habitués aux indica, et il a noté qu’il y avait un temps d’adaptation pour eux, car l’effet de la sativa était très différent de ce à quoi ils étaient habitués.

L’importance de l’effet d’entourage des cannabinoïdes

Julien souligne que le taux de THC n’est pas l’unique facteur déterminant de l’effet d’une variété de cannabis. Ce qui est crucial, c’est l’effet d’entourage des différents cannabinoïdes présents dans la plante.

Il prend l’exemple de la White Widow, qui contient un mélange de CBD, CBN, CBC, CBG et d’autres cannabinoïdes, dosés selon une certaine recette qui lui confère son effet caractéristique. De même, la Super Silver Haze, malgré un taux de THC plus élevé, possède un effet d’entourage différent en raison des dosages particuliers des autres cannabinoïdes.

Ne pas se limiter au taux de THC

Julien déplore que certaines marques mettent en avant le taux de THC pour attirer de nouveaux clients peu éduqués sur le cannabis. Il estime que juger une variété uniquement sur le taux de THC est une approche réductrice qui ne reflète pas la richesse et la diversité des effets offerts par les différentes variétés.

Il considère cette pratique comme préjudiciable aux clients, car elle peut les conduire à choisir des variétés inadaptées à leurs préférences et à leurs besoins.

Pour lui, la véritable compréhension et appréciation du cannabis résident dans l’exploration et la découverte des différentes variétés et de leurs effets d’entourage, ce qui permet de créer des expériences uniques et personnalisées pour chaque consommateur.

L’évolution du marché du cannabis en Californie

D’après Julien, le marché du cannabis en Californie évolue rapidement. Il explique que les clients s’intéressent de plus en plus aux analyses terpéniques des produits. Les terpènes sont des composés aromatiques naturellement présents dans le cannabis qui contribuent à ses différents arômes et effets.

Il constate également que les clients recherchent des variétés spécifiques en fonction des effets qu’ils souhaitent obtenir. Cette tendance à la recherche d’effets particuliers pousse les producteurs à proposer une plus grande variété de souches et de profils terpéniques.

Le cas des molécules de synthèse

En ce qui concerne les molécules de synthèse, Julien souligne que leur présence sur le marché est davantage liée à la prohibition et à l’absence de régulation dans certains États. En Californie, où le cannabis est légal, les molécules de synthèse sont produites principalement pour être vendues dans les Smoke Shop, qui ne nécessitent pas de licence pour opérer.

Il estime que l’intérêt pour ces molécules de synthèse reste marginal, car les consommateurs ont facilement accès au cannabis légal contenant du THC, ce qui rend les produits de synthèse moins attractifs.

Pour Julien, la légalisation du cannabis est la solution pour éliminer le marché noir et réduire les risques associés à la consommation de produits non contrôlés.

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La prohibition et le contrôle sanitaire

Il critique l’hypocrisie de la prohibition, soulignant que l’interdiction de certaines substances a souvent conduit à des problèmes sociaux et sanitaires plus graves.

Selon lui, le contrôle sanitaire et la transparence sur les produits sont essentiels pour assurer la sécurité des consommateurs et sortir certaines personnes de l’emprise des substances plus dangereuses.

Il insiste sur le fait que la légalisation du cannabis a déjà montré son efficacité pour aider des personnes à se détourner des opiacés et d’autres drogues plus nocives.

Les modes de consommation en Californie

En Californie, l’accès au THC ne semble pas conduire les consommateurs vers des sous-produits tels que le hash ou le haschisch. Le CBD connaît un succès important dans les pays non légalisés, mais dès que le cannabis est légalisé, la demande pour le CBD diminue, tout comme son prix.

Les concentrés, comme le distillat, la Wax ou les Dabber, ne sont pas une simple mode passagère. Ils ont une place solide et durable dans la culture du cannabis aux États-Unis. Dès ses premiers voyages à Los Angeles, Julien ramenait des concentrés en France, bien avant qu’ils ne soient populaires dans son pays d’origine.

La culture du haschich, répandue en Europe, est moins courante aux États-Unis. Cela s’explique en partie par le fait que les Américains ne mélangent pas le cannabis avec du tabac, contrairement à la pratique européenne.

La cendre blanche est parfois considérée comme un signe de qualité dans le cannabis, mais cela peut être trompeur. L’industrie du tabac ajoute des produits chimiques pour obtenir une cendre blanche dans les cigarettes, mais cela n’indique pas nécessairement la qualité du cannabis.

Mythes et réalités autour du cannabis

Julien évoque quelques mythes qui circulent autour du cannabis et souligne leur caractère erroné.

1. Le choix du cannabis basé sur le taux de THC

L’idée que le taux de THC est le principal critère de choix pour le cannabis est considérée comme une erreur. Certains états prohibitionnistes ont tendance à juger la légalité du cannabis en fonction de son taux de THC, fixant une limite (par exemple, en dessous de 25% est légal, au-dessus de 25% ne l’est pas).

Cependant, choisir son cannabis uniquement en fonction du taux de THC peut être trompeur. La quantité de THC ne détermine pas nécessairement l’effet global du cannabis sur l’organisme. Une petite quantité de concentré de haute qualité avec un pourcentage élevé de THC peut être plus bénéfique que de fumer plusieurs joints de cannabis à faible teneur en THC, car cela réduit l’exposition à la fumée et aux produits de combustion.

2. La cendre blanche et la qualité du cannabis

Certains considèrent la cendre blanche comme un indicateur de qualité dans le cannabis. Cependant, cela peut être trompeur. La cendre blanche peut être obtenue en ajoutant des produits chimiques dans le tabac, ce qui n’indique pas nécessairement la qualité de la plante de cannabis. Se baser uniquement sur ce critère est donc incorrect.

3. La culture bio vs la culture minérale

Une autre idée répandue est que la culture bio produit une meilleure qualité de cannabis que la culture minérale. Cependant, Julien explique que des tests en laboratoire montrent qu’il est difficile de différencier la culture bio de la culture minérale en fonction des taux de terpènes, par exemple. Les différences de qualité dépendent en réalité de la façon dont la plante est cultivée, du soin apporté jusqu’au séchage, ainsi que de la technique de stress utilisée, comme le « crop steering ». Ces facteurs peuvent influencer soit la production de biomasse (croissance végétative), soit la qualité du produit final (croissance générative).

Culture de tissus : Une solution pour contrer le virus du Houblon

Le virus du Houblon : un problème mondial

Environ 70% à 80% des plantes de cannabis dans le monde sont infectées par le virus du houblon, une maladie très contagieuse qui se propage facilement d’une plante à une autre. Le virus du houblon agit comme un « Sida du Cannabis », détruisant le système immunitaire des plantes et affectant négativement leur rendement, leur taux de cannabinoïdes et de terpènes. Cette pandémie a été particulièrement observée en Californie, où même les cultivateurs expérimentés ont été touchés malgré des pratiques culturales impeccables.

Une approche révolutionnaire : La culture de méristèmes

Pour lutter contre le virus du houblon, les cultivateurs ont adopté une approche innovante : la culture de méristèmes, également connue sous le nom de culture de tissus. Le méristème est une petite zone située à l’intérieur de l’apex de la plante, renfermant le code génétique de celle-ci et dépourvu de système vasculaire, où le virus circule. Cette méthode permet de produire des plants sains et exempts du virus.

Un processus complex

La culture de méristèmes est un processus complexe nécessitant des compétences techniques avancées. Il faut tout d’abord récolter le méristème, puis l’isoler des parties infectées de la plante. Ensuite, il est placé dans un milieu de culture avec des nutriments et des hormones pour favoriser la croissance de nouvelles feuilles et la reconstruction d’un système vasculaire sain.

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Des avantages évidents

Cette approche présente des avantages indéniables. Tout d’abord, elle permet d’éliminer complètement le virus du houblon et d’assurer la santé des plants de cannabis. De plus, la culture de méristèmes préserve les caractéristiques génétiques de la variété, garantissant ainsi des plants de haute qualité.

Des inconvénients à prendre en compte

Cependant, la culture de méristèmes présente également certains inconvénients. Tout d’abord, c’est un processus coûteux qui nécessite des équipements et des installations spécifiques. De plus, il faut une expertise technique pour réaliser correctement cette technique de propagation.

Une approche d’avenir ?

Bien que la culture de méristèmes soit une solution prometteuse pour contrer le virus du houblon, elle reste encore peu répandue et complexe à mettre en œuvre. Il est possible que cette approche gagne en popularité à mesure que les cultivateurs prennent conscience de son efficacité pour produire des plants de cannabis sains et de haute qualité.

Résistance et contrôle dans la culture de méristèmes

La culture de méristèmes permet d’obtenir des plants de cannabis sains et résistants au virus du houblon. Ces plants sont capables de supporter une exposition au virus sans être affectés négativement, car leur système immunitaire est renforcé. Cependant, même si la plante est résistante, elle peut toujours attraper le virus si elle est en contact avec celui-ci, d’où l’importance d’être strict sur les mesures sanitaires et de quarantaine lors de la culture.

Les risques des graines à bas prix

Il est essentiel de se méfier des graines de cannabis à bas prix, car la grande majorité des plantes dans le monde sont infectées par le virus du houblon. Même si vous cultivez des plants en bonne santé, l’introduction d’une plante infectée dans votre jardin peut entraîner la propagation du virus et infecter l’ensemble de vos cultures. Pour éviter cela, il est recommandé de choisir des graines de qualité et de prendre des mesures de précaution pour garantir la santé de vos plants.

La culture intérieure : Un contrôle total

La culture intérieure du cannabis offre un contrôle total sur l’environnement, ce qui permet de maximiser le potentiel génétique des plants. Cependant, cette méthode peut rendre les plants plus fragiles face aux agressions extérieures lorsqu’ils sont transférés en extérieur. En revanche, la culture en extérieur favorise la robustesse des plants, qui sont exposés aux éléments naturels tels que le vent, les insectes et les variations de température.

Outdoor pour extraction, indoor pour consommation

Les plants cultivés en extérieur, bien qu’ils soient robustes, sont souvent destinés à l’extraction plutôt qu’à une consommation directe. Ils ont généralement une teneur élevée en chlorophylle, ce qui se traduit par de grandes feuilles et des calices plus petits. En revanche, les plants cultivés en intérieur sont généralement destinés à une consommation directe, comme le raisin de table, car leur saveur est plus développée et leurs caractéristiques sont mieux préservées.

Culture de tissus : Un moyen de lutter contre la pandémie du virus du Houblon

Le virus du Houblon est une menace majeure pour le cannabis, infectant entre 70 et 80 % des plantes dans le monde. La culture de tissus, notamment le méristème, est utilisée pour produire des plantes résistantes et exemptes du virus. Le méristème est le cerveau de la plante et ne contient pas de système vasculaire, évitant ainsi la propagation du virus. Cette technique garantit des plants sains pour la production de cannabis.

Le mythe de la sélection basée sur le THC

Choisir un cannabis en fonction du taux de THC n’est pas toujours judicieux. Un taux élevé de THC ne signifie pas forcément une meilleure expérience. La qualité du cannabis dépend de facteurs plus complexes que le taux de THC, tels que les terpènes et la génétique. La sélection basée uniquement sur le THC est un mythe qu’il convient de dépasser.

La culture bio vs la culture minérale

Le débat sur la culture bio versus la culture minérale est discuté depuis longtemps. Cependant, les tests en laboratoire montrent que les résultats varient et qu’il n’y a pas de différence significative entre les deux méthodes. Julien pense qu’il est important de se concentrer sur une culture responsable et équilibrée, quel que soit le mode de culture choisi.

L’impact du soleil sur la culture

La culture en intérieur permet un contrôle total sur les conditions, mais les plantes peuvent devenir plus fragiles lorsque transplantées en extérieur. La culture en extérieur, exposée à des éléments naturels, produit des plantes plus robustes. Cependant, la question de la qualité reste débattue et doit être évaluée à l’aide de tests en laboratoire plutôt que de ressentis subjectifs.

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Se baser sur les tests en laboratoire

Selon Julien, pour évaluer la qualité du cannabis, il est préférable de se baser sur des tests en laboratoire tels que les analyses terpéniques et de cannabinoïdes. Les croyances ou ressentis personnels peuvent être biaisés et ne reflètent pas toujours la réalité scientifique. Il est essentiel de privilégier les données objectives pour une culture et une consommation responsables du cannabis.

Les analyses terpéniques : Quel intérêt pour les clients américains ?

En général, très peu de clients demandent des analyses terpéniques aux dispensaires. Les consommateurs avertis devraient plutôt se concentrer sur la date de récolte pour évaluer la qualité du cannabis. Il est conseillé d’acheter des produits récoltés dans les quatre à cinq dernières semaines pour une meilleure expérience.

Analyse cannabinoïde, terpène et métaux lourds : Une pratique répandue en France

En France, les analyses cannabinoïdes, terpéniques et de métaux lourds sont plus courantes. Cela permet aux consommateurs de savoir ce qu’ils vont retrouver en bouche, mais aussi de s’assurer de la conformité et de la qualité du produit. Les analyses peuvent également prouver que le produit est exempt de pesticides et d’autres substances indésirables.

La fidélisation des clients par les laboratoires privés

Les laboratoires privés ont besoin de fidéliser leurs clients pour survivre dans un marché concurrentiel. Ils proposent donc divers services, tels que des analyses détaillées, pour donner une impression de sérieux et de suivi. Cependant, il faut rester vigilant car certaines analyses peuvent être trafiquées pour satisfaire les clients.

L’importance de la date de récolte

Pour Julien, l’aspect le plus important reste la date de récolte. Savoir quand le cannabis a été récolté permet d’évaluer sa fraîcheur et sa qualité. Il recommande d’acheter des produits récoltés récemment pour une meilleure expérience gustative et une consommation de qualité. Au-delà de cela, les détails techniques des analyses terpéniques ou autres lui importent peu.

Débat entre prohibition et légalisation : Des approches nuancées

Il est frustrant de constater que malgré un consensus croissant en faveur d’un encadrement par la loi du cannabis en France, la situation n’évolue pas nécessairement dans ce sens. Certains activistes peuvent défendre des positions controversées, ce qui nuit à la cause. D’un autre côté, dans le camp prohibitionniste, il y a des gens mal informés qui ne comprennent pas la réalité de la plante.

Arguments controversés : Consommation chez les mineurs

Certaines voix militantes prônent la consommation de cannabis chez les mineurs, ce qui est inacceptable. Ce type d’approche contribue à perpétuer les clichés négatifs associés au cannabis, ce qui entrave le progrès vers une légalisation responsable. Il est important que les défenseurs de la légalisation se démarquent de ces positions extrêmes.

Politiciens et légalisation : Un décalage d’expertise

La légalisation du cannabis nécessite une compréhension approfondie de la plante, de ses enjeux et de ses conséquences. Malheureusement, de nombreux politiciens sont loin d’être experts dans ce domaine. Certains d’entre eux évoquent des mesures de dépénalisation sans réellement saisir les implications réelles d’une telle approche.

Dépénalisation vs légalisation : Un choix critique

La dépénalisation est souvent présentée comme une alternative à la légalisation, mais elle peut en réalité favoriser le marché noir. En l’absence de contrôles et de réglementations, les trafiquants ont plus de marge de manœuvre pour produire et distribuer du cannabis frelaté, ce qui peut être nuisible pour les consommateurs.

Leçons de la légalisation en Californie

La légalisation médicale en Californie a connu des défis initiaux en matière de contrôle sanitaire. Des entreprises prétendaient vendre des produits bio tout en utilisant illégalement des pesticides. Cela souligne la nécessité d’une légalisation bien pensée, avec des normes sanitaires strictes et un contrôle de qualité rigoureux.

Une légalisation intelligente et responsable

Pour réussir à convaincre en faveur de la légalisation du cannabis, il est essentiel de promouvoir une approche intelligente et responsable. La légalisation devrait être accompagnée de mesures de contrôle et de réglementation, afin de garantir la sécurité des consommateurs et de limiter l’accès du cannabis aux mineurs. Une approche basée sur des preuves scientifiques et des données objectives est essentielle pour avancer vers une politique plus éclairée sur le cannabis.

Impact de la légalisation aux États-Unis : Taxation et marché noir

En Californie, la légalisation a réussi à capter environ 40 % du marché du cannabis. Cependant, cette part a diminué en partie à cause des taxes élevées. Environ 85 % du marché reste illégal, mais certains dispensaires opèrent de manière tolérée par la ville, en respectant certaines règles. Les jeunes ont toujours accès au cannabis, même dans le marché noir contrôlé.

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Les risques de la dépénalisation

En France, une simple dépénalisation pourrait entraîner une augmentation de la consommation chez les jeunes, car le cannabis serait plus facilement accessible. Cela pourrait conduire à des problèmes sanitaires, car le cannabis vendu dans la rue n’est pas contrôlé et pourrait être de mauvaise qualité.

L’importance d’un contrôle sanitaire

Pour éviter les risques liés à la dépénalisation, il est nécessaire d’avoir un contrôle sanitaire du produit pour protéger les consommateurs. Une légalisation intelligente implique une régulation stricte du cannabis, avec des normes sanitaires strictes et un suivi rigoureux de la qualité du produit.

Problèmes de taxation aux États-Unis

Aux États-Unis, la taxation du cannabis est très élevée, atteignant parfois 100 % du prix. Cela peut entraîner des conséquences négatives, comme la délocalisation d’entreprises vers des États avec une fiscalité plus avantageuse. Les États-Unis ont une culture de liberté et de faible taxation, et la Californie, avec ses politiques sociales, a perdu certaines grandes entreprises au profit d’États plus favorables fiscalement.

Système de santé et coût de la vie aux États-Unis

Aux États-Unis, le système de santé fonctionne différemment de la sécurité sociale française. Les soins médicaux et les médicaments sont généralement payants, et les assurances maladie peuvent être coûteuses. Cependant, certaines régions des États-Unis offrent une qualité de vie supérieure grâce à un coût de la vie plus bas.

Coût de la vie aux États-Unis

Dans certains États, le coût de la vie est plus bas qu’en France. Par exemple, au Texas, la TVA est de 3 %, les taxes sur le revenu sont faibles ou inexistantes, et les prix du carburant sont abordables. Cela permet aux habitants de disposer d’un pouvoir d’achat plus élevé et d’une meilleure qualité de vie.

Expérience personnelle 

Julien raconte son expérience personnelle, où il a quitté la France pour les États-Unis afin de s’impliquer dans l’industrie du cannabis. Il met en évidence les différences entre les systèmes français et américains, en évoquant les difficultés qu’il a rencontrées en France avec le système de protection sociale et les avantages qu’il a trouvés aux États-Unis malgré les défis de la vie quotidienne.

Réflexion sur la conquête

Julien évoque la notion de conquête, présente dans l’histoire humaine et même au niveau cellulaire. Il souligne que la conquête est intrinsèque à la vie, ce qui peut être interprété comme un appel à la recherche de nouvelles opportunités et de nouveaux horizons.

L’évolution des mentalités et de la législation autour des psychédéliques

En France, l’intérêt croissant pour les psychédéliques suggère une évolution des mentalités et une ouverture potentielle vers une légalisation ou une réglementation plus éclairée. Dans le futur, il est possible que la perception des psychédéliques évolue de manière similaire à celle du cannabis, passant d’une période de prohibition à une reconnaissance de leurs bénéfices potentiels.

Contrôle et légalisation : Garantir la sécurité

Comme pour le cannabis, une légalisation ou une réglementation des psychédéliques permettrait un meilleur contrôle de la qualité et de la sécurité des produits, tout en réduisant les risques liés à la consommation. Un cadre légal permettrait également de mieux comprendre les effets de ces substances et de les utiliser à des fins médicales ou thérapeutiques de manière plus encadrée.

Hypocrisie autour de l’alcool

L’alcool est légal et socialement accepté, malgré le fait qu’il entraîne de nombreux problèmes de santé publique et de sécurité. L’hypocrisie réside dans le fait que les effets nocifs de l’alcool sont largement reconnus, mais sa consommation reste autorisée sans restrictions significatives. En revanche, d’autres substances, telles que les psychédéliques, sont encore largement stigmatisées et interdites, même si elles pourraient avoir des applications thérapeutiques bénéfiques.

La voie de la régulation responsable

Pour avancer vers une régulation plus éclairée des psychédéliques, il est essentiel d’adopter une approche basée sur des preuves scientifiques et des données objectives. En évaluant soigneusement les bénéfices et les risques potentiels de ces substances, la société pourra prendre des décisions éclairées quant à leur légalisation et à leur utilisation dans un cadre médical ou thérapeutique.

Une vision future

Dans les années à venir, il est probable que les mentalités évolueront davantage sur les psychédéliques, à mesure que la recherche et les preuves scientifiques s’accumuleront. Une meilleure compréhension des effets et des applications potentielles des psychédéliques pourrait conduire à une réévaluation de leur statut légal, favorisant ainsi des politiques plus éclairées et responsables autour de ces substances.

Convaincre les non-consommateurs en faveur de la légalisation

Pour convaincre les non-consommateurs de l’intérêt d’une légalisation encadrée du cannabis, il est essentiel de souligner certains points clés :

  1. Éducation et ouverture d’esprit : Les non-consommateurs doivent être éduqués sur le cannabis pour comprendre ses effets, ses utilisations médicales et récréatives, ainsi que les risques associés à sa consommation. Une approche ouverte permettra de briser les stéréotypes et les préjugés liés à la plante.
  2. Protection des mineurs : La légalisation peut permettre de mieux contrôler l’accès des mineurs au cannabis en mettant en place des restrictions d’âge strictes et des mesures de prévention adaptées. Elle permet également de garantir la qualité et la sécurité des produits disponibles sur le marché.
  3. Réduction du marché noir : La légalisation peut contribuer à réduire le marché noir, en privant les trafiquants de leur source de revenus et en mettant en place un marché régulé et contrôlé par l’État.
  4. Soutien à l’économie et création d’emplois : L’industrie légale du cannabis peut générer des revenus importants pour l’État, soutenir l’économie locale et créer de nouveaux emplois dans le secteur.
  5. Encourager la culture responsable : La légalisation permet d’encourager une culture du cannabis responsable, en donnant aux consommateurs la possibilité de cultiver leur propre herbe de manière légale et contrôlée.
  6. Sûreté dans les villes : En mettant fin à la prohibition, on peut réduire les activités criminelles liées au trafic de cannabis et contribuer à améliorer la sûreté dans les villes.
  7. Favoriser le développement de la recherche : Une légalisation bien encadrée permettra de faciliter la recherche scientifique sur les effets du cannabis, ses usages médicaux potentiels et les meilleures pratiques de consommation.

Légalisation du cannabis : Avantages économiques et opportunités

La légalisation du cannabis en France présente de nombreux avantages économiques et sociaux. En donnant aux acteurs du marché un numéro SIRET et une opportunité légale de se développer, cela permettrait de réduire le trafic illicite et de créer de l’emploi dans le secteur légal du cannabis.

Création d’emplois et richesses

La légalisation du cannabis offrirait la possibilité de créer de nouveaux emplois dans l’industrie, allant de la production à la distribution et au commerce. Cela favoriserait également l’émergence de nouvelles entreprises et d’entrepreneurs dans le domaine du cannabis, contribuant ainsi à stimuler l’économie et à générer des revenus pour le pays.

cannabis

Opportunité pour une place internationale

En légalisant le cannabis, la France pourrait se positionner sur la scène internationale comme un acteur clé de l’industrie du cannabis. Cela ouvrirait de nouvelles opportunités d’exportation et de commerce avec d’autres pays où le cannabis est également légalisé, créant ainsi des débouchés pour l’économie française.

Cultiver l’esprit d’entrepreneuriat

La légalisation du cannabis encouragerait l’innovation et la créativité dans l’industrie, favorisant ainsi l’esprit d’entrepreneuriat. De nouvelles idées et de nouvelles approches pourraient émerger, apportant des bénéfices tant sur le plan économique que social.

Combattre la réfractarité et les idées obsolètes

La résistance à la légalisation du cannabis en France est en partie due à des idées obsolètes et à une culture de méfiance envers le nouveau. Il est essentiel de se libérer de ces préjugés et d’adopter une approche plus ouverte et éclairée envers la légalisation du cannabis, en considérant les avantages qu’elle pourrait apporter.

Regarder vers l’avenir

La légalisation du cannabis est un mouvement mondial en croissance, et il est fort probable que la France finira par rejoindre ce mouvement tôt ou tard. En anticipant cette évolution, la France pourrait se préparer à saisir les opportunités économiques et sociales que la légalisation du cannabis pourrait offrir, plutôt que de se retrouver en retard sur un marché en expansion.

Avantages des États-Unis et du Canada dans l’industrie du cannabis

Les États-Unis et le Canada ont pris une avance significative dans l’industrie du cannabis, notamment dans les domaines de la génétique, des modes de culture et du marketing.

Marketing et compréhension du marché

Les Américains sont connus pour leur expertise en marketing et leur capacité à comprendre les besoins et les désirs des consommateurs. Ils ont su développer des marques solides et innovantes dans l’industrie du cannabis, attirant ainsi de nombreux consommateurs.

Culture entrepreneuriale

Les États-Unis sont un pays qui encourage l’entrepreneuriat à tous les niveaux. Cela se reflète dans l’industrie du cannabis, où de nombreux entrepreneurs ont pu saisir les opportunités et créer des entreprises prospères dans ce domaine.

Flexibilité du marché du travail

Le marché du travail aux États-Unis est plus flexible que celui de la France, ce qui favorise la création d’emplois et l’innovation. Les entreprises peuvent plus facilement embaucher et licencier du personnel en fonction des fluctuations du marché, ce qui leur permet de s’adapter plus rapidement aux changements.

Liberté d’initiative

Aux États-Unis, il existe une culture de la prise d’initiative et de la recherche de nouvelles opportunités. Les entrepreneurs sont encouragés à explorer de nouvelles idées et à créer des entreprises novatrices, ce qui contribue à l’évolution rapide de l’industrie du cannabis.

Esprit d’émancipation

Les Américains ont une approche plus pragmatique et réaliste de la vie, comprenant que celle-ci est faite d’imprévus. Cela les rend plus enclins à prendre des risques et à saisir les opportunités, même si cela signifie devoir faire face à des défis ou des changements.

Entrepreneuriat des jeunes dans la Filière CBD et le Social Equity Program

Il est indéniable que la filière du CBD a vu l’émergence d’un grand nombre de jeunes entrepreneurs. Cela reflète le potentiel économique et l’engouement autour du CBD, qui est devenu un secteur en pleine expansion.

Concernant le Social Equity Program, Julien affirme qu’il a été mis en place à New York, mais d’autres endroits aux États-Unis ont également adopté des programmes similaires. L’idée de donner une priorité aux personnes ayant eu des problèmes judiciaires liés au cannabis est louable, car cela leur offre une opportunité d’accéder à l’industrie légale du cannabis.

Cependant, certains problèmes persistent. Certains entrepreneurs riches exploitent le système en recrutant des repris de justice pour se conformer aux exigences du programme, tout en gardant le contrôle financier et en évinçant ces personnes des réels bénéfices de leur entreprise. Cela soulève des questions sur la véritable équité et les opportunités réelles pour les personnes qui ont été historiquement touchées par les lois sur le cannabis.

Besoin d’une véritable équité dans l’industrie du cannabis

Selon Julien, pour que les programmes d’équité sociale soient réellement efficaces, il est crucial de veiller à ce que les personnes concernées bénéficient réellement des opportunités et des avantages de l’industrie légale du cannabis. Cela implique de mettre en place des mécanismes pour empêcher les abus et assurer une réelle participation et rémunération équitable.

Les politiques d’équité sociale doivent être conçues de manière à ce que les personnes qui ont été affectées par les lois sur le cannabis aient une chance égale de réussir dans le marché légal du cannabis. Cela pourrait impliquer la fourniture de ressources financières, d’accompagnement et de soutien pour les entrepreneurs issus des communautés défavorisées.

L’intérêt du CBD en France

“Il semble que le CBD devrait trouver sa place en France, peut-être sous une forme plus aboutie et adaptée au pays.

« En France, il y a un réel engouement pour le CBD. Je suis constamment en contact avec des passionnés de CBD, et je suis ouvert à rencontrer tout le monde, qu’ils aient des projets ou non. Je n’ai pas peur de la concurrence, je crois en l’abondance et à la possibilité pour chacun de réussir.”

“Je suis toujours ravi d’accueillir les entrepreneurs français qui veulent se lancer dans l’industrie du cannabis. Malgré les obstacles culturels et les stigmates qui existent en France autour du succès et de l’entrepreneuriat, je crois en leur potentiel pour apporter une véritable valeur ajoutée à cette industrie.”

La culture du cannabis en France 

Julien ajoute que :

“La France a une véritable culture du cannabis, qui remonte à nos grands auteurs et artistes. Nous aimons le cannabis de qualité, et nous avons un esprit critique qui nous pousse à aller en profondeur dans notre appréciation du cannabis”.

“Je préfère le côté positif et encourageant de l’entrepreneuriat aux États-Unis, où les gens sont plus enclins à soutenir et encourager les nouvelles initiatives. En France, il y a parfois une tendance à projeter ses peurs et ses doutes sur les projets des autres, ce qui peut être décourageant. Pour ma part, je préfère être entouré de personnes qui croient en moi et me poussent à avancer.”

Le mot de la fin 

“Cultivez , Faites-vous confiance!”

Merci d’avoir suivi cet épisode avec Julien Ricco ! Nous espérons que vous avez apprécié cette discussion passionnante sur le cannabis aux Etats-Unis. Restez à l’écoute pour de futurs épisodes avec d’autres invités fascinants, où nous continuerons à explorer le monde du cannabis et à approfondir notre compréhension de cette plante extraordinaire. 

À bientôt !