Joël Lagneau, Interchanvre : Le chanvre, c’est Le cochon végétal. Tout est valorisable!

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Bienvenue sur Parlons Canna, où nous avons le privilège d’accueillir Joël Lagneau, figure éminente d’Interchanvre. Nous avons enfin l’opportunité d’explorer le monde du chanvre industriel en compagnie d’un expert. Aujourd’hui, Joël nous guidera à travers son parcours chez Interchanvre, une entreprise qui a laissé une empreinte significative dans l’industrie du chanvre.

Alors que Parlons Canna est plus familier avec le cannabis, en particulier dans le contexte du CBD, cette entrevue se concentre sur les débouchés du chanvre industriel. Joël partagera ses perspectives éclairées, établissant des liens entre ces deux sphères passionnantes. Que vous soyez un adepte du cannabis ou du chanvre industriel, cet épisode promet une plongée captivante dans les opportunités offertes par cette plante polyvalente. Allons-y !

Joël Lagneau: Un engagement personnel pour le chanvre industriel

Joël Lagneau, actuellement attaché de direction chez Interchanvre aux côtés de la directrice Nathalie Fichaux, partage avec nous son parcours singulier au sein de cette entreprise depuis deux ans et demi. Son choix délibéré de s’investir dans le monde du chanvre trouve ses racines dans une quête personnelle pour une production textile française plus propre et écologique. Il souligne l’évolution remarquable du secteur au cours des cinq dernières années, passant de projets prometteurs à une réalité industrielle.

Découvrir la polyvalence du chanvre

Au-delà du textile, Joël a exploré les multiples facettes du chanvre, notamment son utilisation dans la plasturgie, la construction, l’alimentaire, et bien d’autres domaines encore à aborder. L’émerveillement face aux atouts agronomiques exceptionnels de cette plante a été le déclencheur de son engagement. Il souligne l’incongruité de la sous-utilisation d’une plante si performante qui offre des solutions environnementales et sociétales, répondant ainsi aux préoccupations contemporaines.

La quête d’un impact sociétal

Son parcours, marqué par une formation en responsabilité sociétale des entreprises, l’a conduit à une décision cruciale : travailler pour une grande entreprise de manière impersonnelle ou s’investir dans le chanvre sans certitude quant aux implications. Le pas a été franchi avec une candidature spontanée à Interchanvre, et le match s’est fait naturellement. Son immersion a débuté par l’organisation réussie du deuxième congrès du Chanvre au Sénat, une expérience qui a solidifié sa place chez Interchanvre, où il travaille avec passion depuis deux ans et demi.

Une opportunité qui s’est présentée naturellement

L’entrée de Joël Lagneau dans le monde du chanvre industriel s’est révélée être une série de rencontres fortuites et de découvertes bien orchestrées. Aux Rencontres de Lin et Chanvre Bio, des voix évoquent Nathalie Fichaux et Interchanvre, une organisation qui deviendra le pivot de son engagement. Initialement, Joël n’avait pas anticipé son rôle central au sein de cette dynamique communauté chanvrière, mais c’est une chance qu’il apprécie chaque jour.

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La toile du chanvre: Un réseau intricat

Joël évoque la puissance du chanvre, qui transcende les barrières entre artisans, journalistes, agriculteurs, industriels, et même les citoyens ordinaires. Cette plante crée des liens intersectoriels et sociétaux, une force qui le fascine au quotidien.

La découverte du chanvre: Une année de réflexion

Pendant son année de césure entre sa licence en RH et son master en RSE, Joël a eu l’opportunité de se plonger dans la découverte du chanvre. Ses recherches en ligne, initialement axées sur le textile français, ont dévoilé les nombreuses facettes et applications de cette plante aux mille vertus. Ce fut un cheminement qui l’a amené à contacter Nathalie Revol de Lin et Chanvre Bio, une rencontre qui a été déterminante malgré les défis liés à l’industrie du textile à cette époque.

De l’obsession à l’engagement professionnel

Son master de deux ans s’est transformé en une véritable immersion dans le monde du chanvre, où Joël s’est imprégné de la passion de cette plante. Le dialogue constant avec ses pairs, les soirées à évoquer la nécessité de créer une entreprise centrée sur le chanvre, ont façonné son parcours. L’obsession est devenue un catalyseur, le conduisant à chercher les acteurs clés, dont Interchanvre. La confiance accordée par Nathalie Fichaux et Franck Barbier a scellé son engagement dans le secteur du chanvre industriel, une aventure qu’il assume avec enthousiasme.

Interchanvre: Fusion et fondations solides

Fondé en 2003, Interchanvre a émergé de la fusion entre deux entités majeures, la FNPC (Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre), existant depuis 1932, et l’UTC (Union des Transformateurs de Chanvre). Cette alliance unique rassemble deux collèges distincts, les agriculteurs et les industriels, symbolisant ainsi l’union de forces ancrées dans l’histoire agricole française.

La FNPC: Une histoire ancrée

La FNPC, entité préexistante depuis 1932, a tracé son chemin à travers différentes régions de la France, représentée par divers syndicats. Son intégration dans Interchanvre souligne l’expérience et l’ancrage profond dans le tissu agricole du pays.

L’UTC: L’Union des Transformateurs de Chanvre

Créée simultanément à Interchanvre, l’UTC regroupe les industriels du secteur. Cette union a permis de former un conseil d’administration composé des présidents des chanvriers et de représentants d’agriculteurs. Ensemble, ils élaborent une stratégie globale, énoncent des décisions cruciales qui guident Interchanvre dans ses actions.

Au cœur de cette structure, Nathalie Fichaux et Joël Lagneau incarnent les bras opérationnels de la stratégie définie par le conseil d’administration. Leur rôle essentiel est de mettre en œuvre les décisions prises, assurant ainsi la cohérence et l’efficacité des actions entreprises par Interchanvre.

Interchanvre: Une interprofession agricole au service de la filière chanvre

Joël Lagneau met en lumière le statut particulier d’Interchanvre en tant qu’interprofession agricole, soulignant sa différence avec les syndicats traditionnels. Financée par une contribution volontaire obligatoire, l’organisation fonctionne grâce aux revenus issus des ventes de semences, offrant ainsi un modèle typiquement français. Tous ceux impliqués dans le domaine du chanvre en France sont encouragés à collaborer avec Interchanvre pour développer des projets et bénéficier de ses actions variées.

Une filière intégrée: Lien étroit entre agriculteurs et industriels

Au cœur de leur mission quotidienne, Joël et Nathalie s’efforcent d’apporter une valeur ajoutée aux agriculteurs tout en répondant aux besoins des industriels. Cette interconnexion étroite entre l’agriculteur et l’industriel définit la force de la filière chanvre, où les coopératives industrielles sont également détenues par les agriculteurs. Cette intégration profonde distingue la filière chanvre des autres secteurs agricoles.

Un modèle répandu dans l’agriculture: Les interprofessions

Selon Joël, le modèle d’Interchanvre, bien que spécifique au chanvre, s’inscrit dans une pratique répandue dans l’agriculture. Il cite des exemples comme Intercéréales pour les céréales et les interprofessions des oléagineux et de la banane. Ce modèle bénéficie d’un soutien gouvernemental, ce qui confère à Interchanvre une légitimité et un cadre structuré pour ses activités.

Un engagement basé sur la légitimité et l’intérêt collectif

L’axe majeur d’Interchanvre repose sur les affaires publiques, où l’organisation est sollicitée pour des consultations gouvernementales et des appels à projets. La légitimité acquise grâce à son statut d’interprofession lui permet de bénéficier de la contribution volontaire obligatoire, assurant ainsi que les fonds sont utilisés de manière responsable pour le bénéfice de l’ensemble de la filière chanvre. En somme, Interchanvre incarne un modèle d’engagement efficace et structuré au service de l’intérêt collectif.

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Interchanvre: 20 Ans d’évolution dynamique

Depuis sa création en 2003, Interchanvre a connu une évolution significative, marquée par une dynamique intense dans la filière chanvre. Nathalie a porté seule cette initiative pendant un certain temps avant l’arrivée de Joël, soulignant la charge de travail considérable que représente la gestion de l’organisation, surtout avec une équipe aussi restreinte. Malgré la vaste étendue du chanvre, ils ont réussi à centraliser leurs efforts pour stimuler des changements positifs et impulsifs dans l’industrie.

Projets et actions fédératrices

Interchanvre a impulsé plusieurs actions fédératrices, dont le récent congrès et le prochain Salon de l’Agriculture. Joël révèle le lancement d’un livre, « Portraits de Chanvriers, » célébrant les vingt ans d’Interchanvre. Le livre mettra en lumière des duos d’agriculteurs et d’industriels dans les principaux bassins de production, illustrant leur quotidien et la synergie entre eux, avec un focus sur des marchés spécifiques.

Présence au Salon de l’Agriculture

L’équipe d’Interchanvre sera présente au Salon de l’Agriculture avec un stand et une conférence de presse le 27 février à 11 heures sur le stand de l’Île-de-France. Le salon marquera le lancement du « Parcours du Chanvre, » mettant en avant divers acteurs de la filière sur différents stands. Un espace dédié de six mètres carrés présentera les applications non alimentaires du chanvre aux côtés de la laine, du lin, et d’autres biomatériaux, offrant aux visiteurs une immersion dans la polyvalence de cette plante exceptionnelle. Une invitation est lancée à tous les curieux souhaitant découvrir les innovations et les contributions de la filière chanvre.

Démocratisation du chanvre: Une tendance croissante

L’année en cours marque un tournant significatif pour la filière chanvre, avec un effort conséquent déployé pour accroître la visibilité et la représentativité. L’initiative du « Parcours du Chanvre » sollicite la participation active des chanvriers, non seulement pour le Salon de l’Agriculture, mais aussi dans les médias et les journaux, où la démocratisation du sujet prend de l’ampleur. Joël souligne que cette démocratisation, grandement facilitée par la popularité croissante du CBD, permet aujourd’hui d’aborder d’autres aspects de la plante.

La visibilité dans les médias: Une évolution notable

L’affichage d’une feuille de cannabis, jadis rare, est devenu plus courant, notamment grâce à la médiatisation du CBD. La présence du chanvre s’accroît dans divers événements, du Salon de l’Agriculture au salon du Made in France, reflétant une tendance démocratique et un intérêt grandissant du public pour cette plante polyvalente. Cette démocratisation s’inscrit dans une réponse sociétale croissante à laquelle la filière chanvre contribue activement.

Une demande sociétale en croissance

Joël souligne que la croissance du chanvre se traduit également sur le terrain, soulignant ainsi une demande sociétale croissante pour cette plante aux nombreuses applications. Cet alignement entre l’intérêt du public, la visibilité médiatique accrue, et les initiatives de la filière chanvre marque une évolution positive vers une acceptation et une compréhension plus larges de cette ressource polyvalente et durable.

Distinction cruciale: Chanvre industriel vs cannabis

La filière chanvre a longtemps souffert de l’association négative avec l’image du cannabis. Toutefois, grâce aux efforts soutenus, notamment impulsés par l’essor du CBD, la filière s’emploie à établir une distinction claire. Dans l’interprofession, le terme « cannabis » est évité, et on préfère utiliser « cannabis sativa L. » pour préciser la variété. Cette décision découle d’une volonté de communication claire et de dissocier la filière chanvre industriel de l’image négative associée au cannabis.

Un engagement statutaire clair

Cette distinction est non seulement une pratique adoptée dans la communication quotidienne mais également inscrite dans les statuts de l’interprofession. Aujourd’hui, l’interprofession se concentre exclusivement sur le chanvre industriel, mettant l’accent sur les aspects alimentaires, textiles, ainsi que les fibres et les graines. La partie relative aux fleurs et aux principes actifs, qui peut susciter des confusions, est délibérément exclue de son champ d’action.

Des raisons pragmatiques et agronomiques

La décision de se focaliser sur des aspects spécifiques du chanvre trouve ses justifications dans des méthodes de production différentes, des acteurs distincts, et des atouts agronomiques spécifiques. Joël souligne l’importance de dissiper les confusions entre le chanvre industriel et le chanvre à principes actifs, mettant en lumière les différences notables entre ces deux segments de la plante. Cette distinction stratégique permet à l’interprofession de concentrer ses efforts sur des domaines où elle peut maximiser son impact positif.

Chanvre: Une culture sobre et bienfaisante

La culture du chanvre en France se distingue par son caractère sobre et respectueux de l’environnement. L’absence d’irrigation, une pratique répandue dans le modèle français, souligne la capacité du chanvre à prospérer sans intervention humide. Cette sobriété s’explique par des considérations pédoclimatiques, laissant la plante croître dans des environnements propices où l’approvisionnement en eau naturelle est suffisant. En revanche, dans d’autres régions du monde, comme certaines parties des États-Unis, l’irrigation devient essentielle.

Au-delà de son rendement, le chanvre présente des avantages agronomiques significatifs. Sa capacité à se développer sans avoir besoin de produits phytosanitaires favorise la santé des agriculteurs. Les racines pivotantes profondes du chanvre contribuent à la restructuration des sols, offrant une aération et une structuration optimales. Les agriculteurs soulignent que le chanvre laisse les parcelles propres grâce à son système racinaire, créant un environnement propice à la culture ultérieure du blé. Des études confirment que le blé cultivé après du chanvre peut bénéficier d’une augmentation de rendement allant de huit à dix pour cent, illustrant l’impact positif de cette plante sur la santé des sols et la productivité agricole.

Chanvre: Valorisation intégrale et diversifiée

La polyvalence du chanvre réside dans son utilisation totale, une caractéristique qui mérite d’être explorée à travers ses applications majeures, que ce soit la fibre, la chènevotte, ou les graines. L’idée de valoriser tout le chanvre techniquement souligne son potentiel à être utilisé dans des secteurs variés, que ce soit en méthanisation, en champ agricole, ou en d’autres applications, mettant en avant son caractère circulaire et durable.

Fibre, chènevotte, graines: Une valorisation complète

Chaque élément de la plante est soigneusement exploité. Les graines, avec leur ratio impressionnant de protéines (jusqu’à 30% si décortiquées), sont utilisées dans des domaines tels que l’alimentation humaine, offrant un profil nutritionnel complet. Le marché alimentaire représente une opportunité croissante, notamment en comparaison avec le Canada, où la graine de chanvre est déjà une spécialité reconnue.

Marchés historiques et évolution actuelle

Historiquement, les graines étaient principalement utilisées dans l’alimentation animale, la fibre dans la papeterie, et la chènevotte dans la litière et le paillage horticole. Aujourd’hui, bien que ces marchés historiques demeurent essentiels, une évolution vers des marchés à plus forte valeur ajoutée est perceptible. L’alimentation humaine, avec ses allégations nutritionnelles impressionnantes, et la cosmétique sont des domaines où le chanvre s’impose de plus en plus.

Tendance et perspectives

Les chiffres actuels montrent une tendance positive vers une diversification des marchés. L’alimentation animale représente actuellement 62%, l’alimentation humaine a connu une croissance significative, passant de 10% à 33% en trois ans, et la cosmétique représente 5%. Cette diversification démontre un intérêt croissant de la part des industriels et ouvre des perspectives encourageantes pour l’avenir de la filière chanvre en France.

L’émergence timide de l’huile de chanvre en grande surface

Dans le vaste univers des huiles en épicerie bio, dénicher de l’huile de chanvre peut s’avérer être une quête particulière. Bien que présente de manière discrète, une petite bouteille peut parfois être dénichée, souvent nichée au milieu des huiles plus conventionnelles.

La disponibilité en magasins bio

Selon Joël, dans les épiceries bio, l’huile de chanvre est généralement disponible, même si sa démocratisation reste en devenir. Comparée à des huiles courantes comme l’olive, l’usage de l’huile de chanvre nécessite une approche spécifique, privilégiant une consommation à froid pour préserver ses bienfaits nutritionnels, notamment les oméga-3.

Un produit moins démocratisé

Il faut savoir que l’huile de chanvre ne jouit pas encore de la même démocratisation que d’autres huiles plus courantes. Contrairement à l’huile d’olive, par exemple, elle peut être moins fréquemment intégrée dans les rayons des supermarchés classiques. Toutefois, dans le domaine du bio, elle trouve sa place, bien que demeurant un produit spécifique.

Potentiel en grande distribution

Joël mentionne que certains produits dérivés du chanvre, tels que les graines décortiquées, peuvent être plus facilement intégrés dans la grande distribution. Cependant, il souligne que l’huile de chanvre, bien que moins omniprésente, reste un choix bénéfique et invite ceux qui ne l’ont pas encore goûtée à le faire, soulignant ses bienfaits pour la santé.

Valorisation économique du chanvre : La chènevis et la chènevotte

La chènevis : Graine de chanvre

La chènevis, la graine de chanvre, qui occupe une place centrale dans la valorisation économique de la filière. Cette graine est largement valorisée, surtout dans le secteur bio, où sa valorisation peut varier significativement par rapport à la culture conventionnelle. En France, même en dehors des terres bio, la chènevis trouve sa place dans diverses applications, notamment alimentaires.

La chènevotte : Bois de chanvre

La chènevotte, quant à elle, représente le bois de chanvre, principalement issu de la paille. Elle se caractérise par sa capacité à absorber quatre fois son volume en humidité, ce qui en fait un matériau idéal pour des applications telles que la litière pour animaux ou le paillage horticole. Cependant, les marchés saisonniers et les faibles valeurs ajoutées dans ces domaines poussent la filière à explorer d’autres opportunités.

Potentiel dans la construction

L’un des marchés à fort potentiel est celui de la construction, où la chènevotte est utilisée pour produire du béton de chanvre. Ce matériau présente des propriétés remarquables, offrant une isolation thermique et phonique exceptionnelle ainsi qu’une régulation naturelle de l’humidité. Malgré ses avantages, le développement du béton de chanvre rencontre des défis réglementaires, notamment en matière de certification et d’assurance décennale.

Les défis et les perspectives

Joël souligne les efforts déployés par les acteurs de la filière pour faire évoluer la réglementation et permettre une utilisation plus répandue du béton de chanvre dans la construction. Cependant, il reconnaît que ces progrès demandent des investissements financiers importants et une énergie considérable de la part des passionnés et des professionnels engagés dans cette voie.

Révolution dans la construction : Blocs préfabriqués en chanvre

Construire en Chanvre, une association déterminée, investit massivement pour propulser le chanvre dans la construction et favoriser une évolution dépendante des ressources disponibles.

Wall’Up, en Seine-et-Marne, incarne l’avenir de la construction avec ses blocs préfabriqués en chanvre, permettant une construction rapide, écologique, et stimulant la création d’emplois locaux.

Malgré des coûts initiaux plus élevés, les avantages à long terme des constructions en chanvre sont indéniables : performances techniques, impact écologique positif, et création d’emplois locaux. La démocratisation de cette industrie conduira à une baisse progressive des coûts.

L’essor de la construction en chanvre dépend de sa démocratisation. Une adoption plus large profitera à toute la filière, conduisant à une pérennisation du chanvre dans le secteur de la construction.

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Plasturgie révolutionnaire avec le chanvre

Dans le domaine de la plasturgie, le chanvre intervient en remplaçant parfois la fibre de verre, offrant des plastiques biosourcés, compostables et recyclables. Environ 1% de la chènevotte et 12% de la fibre de chanvre sont utilisés dans la plasturgie. Le chanvre agit comme une charge, remplaçant la fibre de verre, notamment dans les véhicules. Neuf millions de voitures en circulation intègrent du chanvre, réduisant le poids du véhicule jusqu’à 25%, améliorant ainsi l’efficacité énergétique et réduisant l’impact carbone.

La success story automobile

La success story dans le secteur automobile s’illustre par une collaboration de quinze ans entre Euro Chanvre, la chambre d’agriculture en Franche-Comté, et Faurecia , l’un des principaux équipementiers automobiles. Les neuf millions de véhicules en circulation témoignent du succès, avec des investissements conséquents et des bénéfices récents.

APM et ses compounds innovants

APM, l’entreprise produisant des compounds, est au cœur de cette avancée. Ces petites billes de plastique, matière première pour la fabrication de produits plastiques, contiennent de la fibre de chanvre mélangée avec des polymères et du polypropylène. Cette substitution de la fibre de verre par le chanvre améliore l’empreinte carbone, favorise le recyclage, réduit le poids des véhicules et augmente leur efficacité énergétique.

Versatile chanvre : Entre réalité et fantasmes

Après quinze ans de développement, le chanvre suscite des fantasmes quant à ses possibilités infinies. Certains projets, tels que l’intégration de papiers de chanvre dans les batteries, ont été évoqués, mais leur industrialisation reste un défi. Ces idées circulent souvent à l’étranger, avec des projets aux États-Unis, par exemple. Cependant, il est crucial de prendre du recul et d’adopter une approche pragmatique.

Prudence face aux fantasmes

Bien que le chanvre offre de nombreuses possibilités, il est essentiel de rester pragmatique et de ne pas succomber à des fantasmes irréalistes. Les avancées peuvent prendre du temps, et la réalisation de certains projets peut être entravée par des défis techniques et industriels.

Collaboration et synergie avec d’autres filières

Interchanvre et Planète Chanvre adoptent une approche collaborative en travaillant en synergie avec d’autres filières biosourcées, comme le bois et la paille dans la construction. Cette collaboration vise à maximiser les avantages de chaque filière et à promouvoir des solutions durables et efficaces. Le chanvre s’engage dans des actions de lobbying pour renforcer son positionnement, tout en reconnaissant la nécessité d’unir les forces de plusieurs filières pour avoir un impact significatif.

Chanvre : Histoire et perspectives

La fibre de chanvre, enveloppe de la chènevotte, a une histoire riche en France. Historiquement, avec jusqu’à cent soixante-sept mille hectares de chanvre, la plante était essentielle pour les cordages, notamment dans la navigation. Les chènevières, souvent présentes dans les manuels d’histoire, témoignent de cet ancrage historique du chanvre. Cette plante polyvalente, présente dans le passé, le présent et le futur, incite à réapprendre du passé pour inspirer le présent.

Évolution vers des marchés à valeur ajoutée

Historiquement associé à la papeterie, le chanvre évolue vers des marchés textiles, plasturgie et isolation. Cette transition vers des marchés à forte valeur ajoutée est motivée par la quête de solutions durables. Dans le domaine de l’isolation, les isolants traditionnels tels que la laine de verre montrent leurs limites en termes d’efficacité technique et d’impact environnemental. Le chanvre offre une alternative attrayante, avec des résultats techniques convaincants. Des entreprises comme Cavak Biomatériaux, investissant massivement dans la production de ces isolants, illustrent la croissance de cette tendance.

Isolation avec Cavac Biomatériaux

Cavac Biomatériaux se distingue en produisant des isolants à base de chanvre. Leur engagement dans le chanvre est mis en lumière par un investissement majeur de près de trente millions d’euros pour tripler leurs capacités de production. Cet investissement remarquable souligne la pertinence croissante des isolants biosourcés, répondant à un besoin croissant du marché français.

Le chanvre dans la construction durable

L’utilisation du chanvre dans la construction durable, en particulier pour l’isolation, offre une alternative écologique aux matériaux traditionnels. Outre ses avantages environnementaux, l’isolation au chanvre est facile à poser, éliminant la nécessité de précautions complexes comme celles requises pour la laine de verre. Cette tendance reflète un changement vers des pratiques de construction plus durables, anticipant les réglementations à venir favorables aux isolants biosourcés.

Le chanvre dans le textile : Une évolution significative

Le secteur du textile connaît une évolution majeure avec le chanvre, passant de un à dix pour cent en seulement trois ans. Cette progression reflète la dynamique accrue du textile, qui ne se limite plus à l’habillement, englobant également l’habillage de maison et d’autres applications textiles. Une parenthèse intéressante concerne le géotextile, représentant quatre pour cent, une toile non tissée offrant des applications variées, notamment dans la régénération des fibres.

Géochanvre : Une alternative polyvalente

Géochanvre, à travers sa toile résistante et agréable, émerge comme une alternative prometteuse. Initialement utilisée pour le paillage, cette toile offre un champ d’applications bien plus large, de revêtements de sol à l’isolation dans les bâtiments. L’entreprise s’efforce de positionner cette toile comme une alternative aux matériaux conventionnels, notamment au cuir, ouvrant des perspectives passionnantes dans des domaines tels que l’automobile et les transports.

Cotonisation de la fibre de chanvre : Un choix cohérent

Les chanvrières, séparant la fibre de la chènevotte dans la paille, se tournent vers le chanvre textile cotonisé. Cette méthode implique de mettre la fibre de chanvre à l’échelle du coton, conservant la taille du coton et permettant le mélange avec d’autres fibres telles que le polyester, la laine, ou le coton. Ce choix cohérent est motivé par la compatibilité avec les outils de récolte et de transformation textile.

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Répondre aux besoins des marques avec les labels 

L’émergence du chanvre textile répond à la demande croissante des marques cherchant à réduire leur impact environnemental et à garantir la traçabilité du sourcing. Le label chènevis français assure la traçabilité, garantissant un produit sans produit phytosanitaire, tandis que le label français MFiber certifie les chanvrières productrices. Bien que le chanvre textile ne puisse atteindre la finesse du coton à cent pour cent, il représente une alternative significative pour une croissance durable de l’industrie textile en France.

Rouissage naturel : Une étape clé dans la transformation du chanvre

Un aspect agronomique crucial dans la filière chanvre est le rouissage, une étape effectuée au champ. Cette méthode implique de laisser la paille au champ, exposée à l’alternance de pluie et de soleil. Les micro-organismes, tels que les champignons, naissent naturellement et se nourrissent des pectines entre les fibres de chanvre. Cette approche naturelle, d’une durée d’environ un mois, facilite le défibrage en usine, permettant d’obtenir des fibres plus fines et de meilleure qualité. En France, le rouissage se fait mécaniquement au champ, sans l’ajout de produits chimiques, soulignant l’engagement en faveur de procédés naturels dans toute la filière, de la production à la transformation.

Tendances du lin et adaptation au chanvre

L’industrie du lin, historiquement concentrée dans le bassin linier du nord de la France et en Normandie, explore désormais le chanvre. Le lin, principalement axé sur la fibre, avait initialement des difficultés avec le chanvre en raison des différences de gabarit entre les deux cultures. Cependant, des progrès sont réalisés, avec une adaptation des outils de récolte du lin pour le chanvre. Cette collaboration entre les deux cultures ouvre de nouvelles perspectives pour le chanvre dans le bassin linier.

Diversification dans l’industrie textile

L’industrie textile française, fortement engagée dans le développement du chanvre, diversifie ses approches. Outre la production de chanvre textile cotonisé, elle explore également la fibre longue, semi-longue, et le cellulosique, basé sur l’utilisation de la cellulose du chanvre. Les filaments de chanvre obtenus grâce au procédé Hock, bien que toujours en développement, présentent des perspectives encourageantes en termes de propreté et de rendu élevé. Ces avancées témoignent de l’exploration continue de nouvelles possibilités dans l’industrie textile française, ouvrant la voie à des développements futurs.

Défis et complexités de la valorisation du chanvre

Le potentiel du chanvre est indéniable, mais sa pleine exploitation est entravée par divers facteurs. Tout d’abord, son histoire complexe, marquée par son association avec les cannabinoïdes, a longtemps constitué un obstacle à son développement. De plus, sur le plan réglementaire, le chanvre est souvent en dehors des cases traditionnelles, ce qui nécessite une adaptation constante aux réglementations en vigueur.

En outre, le secteur agricole, où le chanvre est cultivé, est soumis à des aléas et des contraintes qui ne correspondent pas toujours aux principes de l’industrie moderne. Contrairement aux cultures comme le blé, qui se concentrent principalement sur le grain, le chanvre nécessite une valorisation intégrale de toutes ses parties, y compris la graine, la fibre et la chènevotte. Cette diversité de produits exige des efforts de recherche et de développement considérables pour exploiter pleinement chaque aspect de la plante.

De plus, le chanvre nécessite une collaboration étroite entre les secteurs agricoles et industriels, ce qui ajoute une complexité supplémentaire. Contrairement aux matériaux synthétiques comme le polyester, le chanvre est un matériau vivant qui nécessite un savoir-faire humain et une expertise technique pour être transformé efficacement.

Malgré ces défis, la force du chanvre réside dans sa capacité à exploiter toutes les parties de la plante de manière technique. Contrairement à d’autres cultures comme le lin, qui concentrent principalement leurs efforts sur la fibre, le chanvre a développé des solutions techniques pour valoriser chaque composant de la plante. Cette approche polyvalente offre de multiples possibilités sur différents marchés, mais nécessite un processus de massification et de démocratisation pour atteindre son plein potentiel.

Potentiel et défis de la valorisation du chanvre: Un appel à l’action

La fibre de chanvre, résistante et imputrescible, a joué un rôle essentiel dans de nombreuses applications, notamment dans la fabrication de cordages pour les bateaux. Cultivable sur divers territoires, elle offre des caractéristiques remarquables. Cependant, pour exploiter pleinement ce potentiel, une communication efficace et une démythification de la plante sont nécessaires.

Le chanvre ne sera pas la solution à tous les problèmes, mais il peut contribuer significativement à de nombreuses solutions. Avec une approche territoriale et une mise en œuvre en France et à l’étranger, le pays peut jouer un rôle clé dans la diffusion du savoir-faire lié à cette culture. En tant que troisième producteur mondial derrière la Chine et le Canada, et premier producteur européen, la France détient une position stratégique.

Cependant, malgré ses avantages, le chanvre fait face à des défis. La nécessité de sensibiliser davantage et de démythifier la plante persiste. Pour inciter les politiques à soutenir davantage ce secteur, il est crucial de mettre en avant le potentiel économique et environnemental du chanvre. Les efforts sont en cours pour valoriser économiquement les atouts environnementaux du chanvre, en reconnaissant le rôle des agriculteurs dans la préservation de la biodiversité et de l’écosystème.

Alors que le secteur du chanvre continue de se développer, des initiatives telles que les paiements pour services environnementaux prennent forme pour récompenser directement les agriculteurs. Ce projet complexe, bien que crucial, vise à valoriser économiquement les atouts environnementaux du chanvre, créant ainsi un cercle vertueux pour l’agriculteur et la filière dans son ensemble.

L’appel à l’action est clair : promouvoir le chanvre en tant que ressource polyvalente et durable, encourager la recherche, et soutenir la filière à travers des politiques adaptées. L’avenir du chanvre dépend de la collaboration continue entre les acteurs de l’industrie, les agriculteurs, et les décideurs politiques.

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Soutien de la filière chanvre par des initiatives environnementales et économiques

L’objectif clé est d’attirer l’attention des entreprises privées et des collectivités pour soutenir la filière chanvre à travers des initiatives environnementales et économiques innovantes. Initialement, le carbone était au centre des préoccupations, avec des discussions sur les labels bas carbone, mais le chanvre ne s’intégrait pas bien dans ces cadres. Il stocke du carbone à long terme, que ce soit dans le sol par les racines ou dans divers matériaux comme le béton de chanvre qui peut stocker du carbone pendant plus de cent ans.

Cependant, les méthodes existantes ne valorisaient pas suffisamment ce stockage de carbone, notamment dans les matériaux qui le retiennent sur une longue période. La filière chanvre travaille donc sur le développement de sa propre méthode, en mettant en place le modèle du PSE (Paiement pour Services Environnementaux). Cette approche permet de structurer des axes autour de la biodiversité, de l’eau et du carbone.

Cette méthodologie vise à créer une valeur ajoutée pour les acheteurs extérieurs qui souhaitent soutenir la filière chanvre tout en intégrant des aspects de responsabilité sociale et environnementale (RSE) dans leurs rapports. Actuellement, les entreprises sont tenues de démontrer leurs actions bénéfiques dans leurs aspects extra financiers, en particulier dans le cadre de la CSRD (Déclaration de Performance Extra-Financière).

En travaillant sur les axes biodiversité, eau et carbone, la filière chanvre aspire à devenir une brique essentielle qui répond aux besoins réglementaires et aux exigences croissantes des entreprises en matière de durabilité. Les partenariats avec des agences de l’eau montrent déjà des résultats positifs, en mettant en avant les avantages du chanvre en termes de qualité de l’eau et de réduction des coûts liés au traitement d’eau, grâce à l’absence de produits phytosanitaires. Ces initiatives offrent une vision prometteuse pour soutenir une filière agricole vertueuse et contribuer aux efforts mondiaux pour promouvoir des pratiques plus durables.

Diversification et projets innovants dans la filière chanvre

La filière chanvre connaît actuellement l’arrivée de nouveaux acteurs, ainsi que le développement de projets innovants. Certains acteurs historiques augmentent leurs surfaces cultivées, tandis que d’autres projets émergents apportent une nouvelle dynamique à l’industrie.

Un de ces projets est Virgocoop, qui adopte un modèle coopératif particulier avec des sociétaires. Les personnes intéressées peuvent devenir sociétaires de Virgocoop, une initiative qui vise à couvrir l’ensemble du processus, de la culture du chanvre à la fabrication du tissu. Ils ont une approche diversifiée, travaillant non seulement avec la chènevotte, mais aussi avec d’autres fibres comme la laine et le lin. Le projet a une orientation principalement centrée sur le chanvre et a récemment relancé la chanvrière, une étape clé dans le processus. Bien que ce projet soit à une échelle plus réduite, il est caractérisé par un ancrage territorial fort, des valeurs robustes et une vision prometteuse.

Cependant, le développement de la filière chanvre n’est pas sans défis. Les investissements financiers requis sont considérables, et l’évolution des machines de décorticage présente également des défis, avec un nombre limité de fabricants. Cette situation souligne la nécessité de surmonter ces obstacles pour soutenir la croissance et l’innovation dans l’industrie du chanvre, tout en encourageant de nouveaux projets territoriaux et coopératifs qui renforcent la diversification de la filière.

Étape cruciale : Le défibrage dans la transformation du chanvre

Le processus de transformation du chanvre comporte une étape cruciale appelée le défibrage, qui intervient après le rouissage. Bien que l’intervenant ne soit pas un expert, il partage des informations sur la complexité et l’importance de cette phase.

Le défibrage consiste à séparer la chènevotte (la partie ligneuse) des fibres de chanvre. Plusieurs méthodes sont utilisées, impliquant des outils spécifiques conçus pour le chanvre. Les fibres de chanvre peuvent être disposées de différentes manières, telles que dans des balles rondes ou carrées, puis coupées et défibrées pour obtenir les fibres et la chènevotte. L’objectif final est d’obtenir des fibres et de la chènevotte propres et distinctes.

Cette étape présente des défis, car elle nécessite des machines spécialement conçues, adaptées à la spécificité du chanvre. Les machines doivent séparer efficacement la chènevotte des fibres tout en produisant des fibres de haute qualité, longues et utilisables. Le défibrage est effectué par des machines qui sont conçues exclusivement pour cette tâche spécifique. Cependant, ces machines ne sont pas abondantes, et elles représentent un investissement financier important.

Le défibrage est crucial car la qualité des fibres et de la chènevotte influence directement la variété de produits pouvant être créés à partir du chanvre. Il souligne également l’importance de la coopération entre les agriculteurs, les artisans, et les industriels dans le secteur du chanvre, nécessitant une masse critique d’agriculteurs pour justifier les investissements dans ces machines spécifiques.

Selon Joël, des projets tels que Virgocoop, qui utilise des machines d’occasion pour des surfaces limitées, et d’autres projets qui ont créé leurs propres machines. Il existe différentes catégories de machines, avec des capacités variables, mais toutes visent à résoudre le défi du défibrage et à nourrir une synergie entre l’agriculture et l’industrie pour développer la filière chanvre de manière durable.

L’accompagnement des agriculteurs dans la culture du chanvre industriel

Lorsqu’un agriculteur souhaite se lancer dans la culture du chanvre industriel, il dispose de plusieurs canaux pour obtenir des informations et un accompagnement. Interchanvre, dont la mission est clairement définie dans ses statuts pour le chanvre à vocation fibre, chanvre, et chènevis (graine), est une ressource importante. L’agriculteur peut également s’adresser à sa chambre d’agriculture et à d’autres associations locales dédiées au chanvre.

Joel souligne l’importance de la conscience de l’agriculteur quant à la présence d’une chanvrière dans sa région. Si une chanvrière est située à proximité, il est recommandé que l’agriculteur la contacte directement pour établir un lien. Si l’agriculteur n’est pas au courant de la présence d’une chanvrière, il peut se tourner vers Interchanvre qui pourra le rediriger vers une chanvrière appropriée. La chambre d’agriculture est également une ressource qui peut informer l’agriculteur sur les projets chanvriers locaux et le diriger vers une chanvrière.

Le point central est d’entrer en contact avec la chanvrière locale pour discuter de ses besoins et déterminer s’il est possible d’établir une collaboration. Chaque chanvrière a un modèle de récolte spécifique avec des besoins différents. Ainsi, une discussion entre l’agriculteur et la chanvrière permettra de déterminer la faisabilité du projet, éventuellement conduire à une contractualisation, et finalement, développer les surfaces dédiées à la culture du chanvre industriel. La collaboration entre l’agriculteur et la chanvrière est donc essentielle pour assurer le succès de la culture du chanvre industriel.

chanvre

Dynamique et émulation dans le secteur du chanvre en France

Selon Joël, il existe actuellement sept chanvrières en France, principalement concentrées dans la première moitié nord du pays. Il observe un dynamisme et une émulation dans le secteur, avec de nombreux projets qui se développent partout. Cette effervescence est perçue comme très positive pour l’avenir de la filière chanvre.

En outre, il invite les intéressés et les curieux à participer au Salon de l’Agriculture, qui se déroulera du 24 février au 3 mars. Il encourage les visiteurs à rencontrer directement les acteurs du chanvre, à participer aux dégustations, et à découvrir les différentes facettes de cette plante polyvalente. Joel mentionne également un concours de construction en chanvre qui se déroulera en juin, avec des catégories telles que la construction neuve, la rénovation, le béton de chanvre, et l’isolation en fibres. Le 27 février sera spécialement dédié au chanvre lors du Salon de l’Agriculture, avec une présence continue tout au long de l’événement grâce à un pôle Bioéconomie à Agriexpo.

Les dates du Salon de l’Agriculture sont du 24 février au 3 mars, avec une journée spéciale dédiée au chanvre le 27 février. Joel et d’autres acteurs du chanvre seront présents pour partager leur passion et leur expertise avec le public intéressé.

Le mot de la fin

“Le chanvre, c’est Le cochon végétal. tout est bon, tout est à faire et tout est faisable. Tout est valorisable”. 

 

Prêts à plonger dans un nouvel épisode passionnant de Parlons Canna ? Rendez-vous la semaine prochaine pour explorer les horizons fascinants du monde du chanvre, du cannabis, du CBD et de ses innombrables possibilités.

 

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